Nov 18, 2011
Clement Viktorovitch

Quand les émotions devancent la raison : le Pacte 2012 pour la Justice

Depuis quelques jours, une polémique enfle sur Internet autour d’une vidéo incitant à signer le « Pacte 2012 pour la Justice ». Ce document a été réalisée par L’institut pour la Justice (IPJ), une association Loi 1901 s’étant donné pour mission de contribuer à résoudre « les dysfonctionnement en matière de justice pénale ». On y entend le témoignage de Joël Censier, un père de famille dont le fils, Jérémy, a été tué le 22 août 2009 dans une rixe de rue. Si ce document est aujourd’hui sujet à polémique, c’est parce qu’il a fait l’objet d’un long billet publié sur le blog de Maître Eolas. Celui-ci y dénonce la vidéo de l’IPJ comme une manipulation, qui déformerait les faits et utiliserait la douleur d’un père à des fins politiques.

On pourrait légitimement se demander : quel rapport tout cela peut-il bien avoir avec Aequivox, dont la mission est de promouvoir l’analyse du discours ?

Si nous intervenons à notre tour dans cette controverse, c’est parce que la vidéo de l’IPJ contient trois dimensions. La première, ce sont les données du procès pour le meurtre de Jérémy Censier. Cela, effectivement, n’est pas de notre compétence : il s’agit de données juridiques, Maître Eolas en a donné une lecture contradictoire ; libre à chacun, à partir de là, de se faire sa propre opinion. La seconde dimension, ce sont les mesures proposées par le « Pacte pour la Justice ». Là encore, cela ne nous concerne pas : il s’agit de propositions politiques, auxquelles on peut souscrire ou ne pas adhérer. Une question demeure toutefois : celle du lien entre ces deux dimensions. Par quels moyens passe-t-on de la présentation de données juridiques à la proposition de conclusions politiques ? Peut-on accepter de se laisser convaincre par le raisonnement de l’IPJ, qui justifie le bien fondé de son Pacte par la terrible histoire de Joël Censier ? On le voit : cette dernière dimension relève de l’argumentation. En tant que telle, elle est susceptible d’être analysée et décryptée.

Il va sans dire que la mort de Jérémie Censier est une tragédie. La douleur de ses parents ne peut qu’être indescriptible, inimaginable, et on comprend qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir ce qu’ils estiment être la justice. Pour autant, nous ne pouvons que constater que les techniques argumentatives utilisées dans cette vidéo sont, pour la majorité d’entre elles, d’une grande déloyauté. Elles ne s’adressent pas à  la raison de l’auditeur, mais cherchent au contraire à le faire agir avant d’avoir pu réfléchir. En d’autres termes, elles sont tendanciellement manipulatoires.

Peut-on faire davantage confiance à un policier ?

Un point de vocabulaire tout d’abord, pour clarifier une notion classique en rhétorique : l’ethos. L’ethos, c’est l’image que l’orateur renvoie de lui-même à travers son discours. Parfois, l’ethos de l’orateur apparaît comme un argument contestable – au même titre que tout argument –, mais légitime. C’est ce qui se produit souvent en politique, et la vidéo que nous avons consacré aux primaires citoyennes en donne une bonne illustration.

Mais l’ethos peut également apparaître comme un argument gravement illégitime, quand l’image mise en avant par l’orateur n’a aucun rapport avec ce qu’il cherche à démontrer. Or, c’est hélas le cas dans cette vidéo.

Pour nous convaincre du bien fondé de sa démarche, Joël Censier commence en nous précisant qu’il a « trente ans de police derrière lui ». Il s’agit même du titre de la page web, écrit en très gros. Pourtant, dans la suite de la vidéo, il n’est plus jamais fait mention de cette appartenance professionnelle. Joël Censier s’adresse à nous en tant qu’homme, citoyen, père de famille, mais plus jamais en tant que fonctionnaire de police. Pourquoi, alors, cette précision occupe-t-elle une si grande place au tout début de vidéo ? Parce qu’elle fonctionne comme une tentative de crédibilisation.  Le statut de policier véhicule un ensemble d’a priori positifs : la droiture, l’honnêteté, la connaissance des rouages du système judiciaire. En se présentant ainsi, Joël Censier nous dit implicitement : « je suis entièrement digne de confiance, vous pouvez donc croire tout ce que j’affirme ». Cette image est faite pour nous pousser à tout prendre pour acquis sans rien vérifier par nous-même.

Pourtant, cette crédibilité n’a absolument rien de légitime. Non que les fonctionnaires de police ne soient pas des hommes dignes de confiance. Il est parfaitement légitime de croire sur parole un policier exposant les avancées d’une enquête. Mais ici, Joël Censier relate des événements intimement personnels, dans une perspective qui ne peut donc être que subjective. De surcroît, sa démarche auprès de l’IPJ est hautement politique, puisqu’elle vise à rassembler des signatures sur un pacte qui sera « présenté à tous les candidats de l’élection présidentielle ». Par définition, le discours politique ne recherche pas la vérité, mais l’efficacité et la conviction – souvent au prix de la justesse et de la précision. Il serait donc parfaitement irresponsable de nous laisser convaincre par cette vidéo sans avoir vérifié un minimum la véracité des faits, et la crédibilité des acteurs.

Or, la mise en avant d’un ethos de policier, au préalable de toute argumentation, nous invite précisément à faire l’économie de cet examen critique. Cet ethos a les apparences de la légitimité, puisque d’ordinaire nous avons appris à faire confiance aux forces de l’ordre. Mais ici, Joël Censier s’adresse à nous en tant que père de famille et militant politique. Entendons-nous bien : nous ne prétendons aucunement qu’il soit un homme malhonnête ; nous n’avons évidemment aucun élément pour en juger. En revanche, tenter d’imposer un ethos de crédibilité qui n’a aucune légitimité dans la situation présente, cela nous semble clairement relever d’une certaine déloyauté argumentative.

Peut-on se laisser convaincre par ses émotions ?

Si Joël Censier ne maintient pas son ethos de policier, pour très vite se présenter comme un père de famille, ce n’est pas par hasard. Il devient ainsi beaucoup plus aisé de s’identifier à lui, de se mettre à sa place et d’imaginer ce qu’il a vécu. Une telle modification d’ethos n’est pas innocente : elle permet à la vidéo de nous atteindre émotionnellement.

Dans la première partie de cette vidéo, le recours aux émotions est permanent, et habilement mis en scène. Cela transparaît en premier lieu dans le choix des mots. La rédaction du discours est particulièrement évocatrice, que ce soit pour la narration des faits (« un coup de couteau qui a transpercé son cœur, un coup qui a traversé sa boîte crânienne, et d’autres encore qui l’ont défiguré »), ou pour la description des sentiments  (« nos nuits et nos jours ne sont plus qu’une succession de cauchemars insupportables »). Le champs lexical de ces phrases renvoie à des images violentes, crues et saisissantes. Rien n’est épargné à l’auditeur : l’objectif est de le toucher personnellement, en lui faisant ressentir tristesse et indignation.

Au delà, ce recours aux émotions passe également par le ton de la voix. Dans cette vidéo, la voix de Joël Censier s’étrangle à plusieurs reprises, amenant l’auditeur à ressentir une émotion d’autant plus vive. Or, on est bien forcé de remarquer que ces sanglots n’interviennent pas n’importe quand. La voix de Joël Censier commence à vibrer d’émotions au moment de décrire le meurtre de son fils, jusqu’à devenir presque inaudible à l’évocation des détails les plus horribles. Un père pleure son fils : rien de très étonnant, me direz-vous. A ceci près que, au moment de monter en généralité vers l’implication politique de sa démarche («Mais si vous ne faites rien… »), la voix de Joël Censier se fait subitement claire et affirmée, sans qu’il y ait la moindre transition entre les deux séquences. Le propos se vide instantanément de toute émotion.

L’explication de ce changement brusque ne fait guère mystère : la vidéo a très probablement été réalisée en plusieurs enregistrements. Mais il est justement très significatif que les réalisateurs aient choisi de conserver les prises les plus affectées pour la présentation des faits, et les prises les plus affirmées pour la présentation des choix politiques. La voix-off que l’on entend résulte ainsi d’un véritable choix de mise en scène, qui n’a rien d’innocent : il traduit la volonté d’émouvoir à l’extrême les auditeurs.

Contrairement à ce que l’on croit souvent, la conviction par l’émotion n’est pas en soi illégitime. Elle a en effet une vertu : permettre à un auditoire de prendre conscience d’une réalité qu’il ne connaît pas, ou dont il ne réalise pas l’importance. Mais a contrario, l’utilisation d’émotions vives devient dérangeante quand elle s’applique à des faits dont tout le monde comprend bien le caractère grave, terrible, insupportable. Dans ce cas, les émotions ne sont plus le moyen d’une prise de conscience, puisque celle-ci n’a pas lieu d’être. Bien au contraire, elles agissent alors comme une entrave à la raison et à l’esprit critique.

En amplifiant la charge émotionnelle d’une situation déjà ressentie de manière aiguë, on peut saturer la sensibilité des auditeurs. Inondés d’émotions, ils sont placés dans l’incapacité de mettre à distance les faits qui leur sont présentés. Utilisé ainsi, il nous semble que le recours aux émotions est un procédé argumentatif nettement déloyal, qui interdit à l’auditeur de progresser vers une réflexion, pour au contraire le contraindre à l’impulsion.

On objectera que Joël Censier précise pourtant que le « but » de cette vidéo n’est pas de se faire « plaindre ». Or justement, il s’agit là de ce qu’on appelle une prétérition. La prétérition, cela consiste à faire quelque chose tout en annonçant qu’on ne le fera pas. Comme nous l’avons montré, il ne fait aucun doute que la première partie de cette vidéo a pour objectif de provoquer l’émotion – c’est à dire, en d’autre termes, de susciter la plainte. Dès lors, cette prétérition ne peut apparaître que comme une nouvelle déloyauté argumentative. Elle permet en effet d’avoir recours au caractère anesthésiant des émotions, tout en donnant l’impression, en apparence, de ne s’adresser qu’à la raison.

Conclusion : pousser à l’action sans laisser le temps de la réflexion

Il est intéressant de remarquer que le format de la vidéo lui-même participe de cette volonté de contraindre l’auditeur dans l’émotion et l’impulsion. Pourquoi, en effet, n’a-t-elle pas été postée sur Youtube ou Dailymotion ? Tout simplement parce que, ainsi, l’IPJ est libre d’utiliser un video player ayant trois caractéristiques notables. Tout d’abord il est impossible de laisser le moindre commentaire, comme c’est pourtant désormais la norme sur tous les sites de contenu. Ce faisant, l’auditeur se trouve temporairement privé de tout point de vue contradictoire. Sur n’importe quelle autre plate-forme, les commentaires permettent au moins de se rendre compte, en un coup d’oeil, si la vidéo que l’on vient de voir suscite la polémique, ou si elle est plutôt consensuelle. Ici, rien de tout cela : l’auditeur est laissé seul face à ses émotions.

Deuxième caractéristique de ce video player : il interdit de naviguer dans la vidéo, par retour arrière ou avance rapide. Or, là encore, l’objectif est clair : on empêche aux auditeurs de zapper certaines parties, les contraignant donc à subir de plein fouet la surcharge émotionnelle que nous avons évoquée. Surtout, il est ainsi impossible de revenir écouter certains passages pour les analyser plus en profondeur.

Enfin, peut-être aurez-vous remarqué que l’on ne trouve nul part, sur cette page, la durée totale de la vidéo. Or, c’est là aussi très significatif. Ce document est long. Sa mise en scène n’est pas particulièrement époustouflante, puisqu’elle se résume à du texte et quelques photos. Dans un premier temps, le choc émotionnelle empêche toute lassitude chez l’auditeur. Mais au bout de quelques minutes, Joël Censier commence à évoquer en détail le rôle et le fonctionnement de l’IPJ. A partir de là, l’émotion décroît, ainsi que notre attention. Sauf que l’on n’a toujours aucune indication sur la longueur de la vidéo. Dans les faits, on en est à peu près à la moitié. Mais il pourrait tout aussi bien rester plus d’une heure !

Et c’est seulement à ce moment là, à cet instant très précis, qu’apparaît sur la page une grosse icône : « découvrez et signez le pacte ». Juste après que l’histoire de Joël Censier ait été racontée. Juste avant que les propositions politiques de l’IPJ aient été détaillées. Nul besoin d’être médium pour prédire la réaction de nombreux internautes :  ils cliqueront, sans attendre. Ils cliqueront, parce qu’ils auront été touchés par l’histoire de Joël Censier, et que celui-ci demande leur signature. Ils cliqueront, parce qu’ils auront été placés dans l’incapacité de réagir autrement que par émotion et impulsion. Mais ils n’auront pas écouté le détail des propositions. Ils n’auront pas pris le temps d’aller se renseigner sur l’association qui en est l’auteur. Ils n’auront même pas pu juger de l’adéquation entre les circonstances du meurtre de Jérémy Censier et les mesures sensées éviter qu’il se reproduise. Ils auront été émus par un récit. Et ils auront signé pour un projet politique.

Alors bien sûr, on ne peut qu’être touché par la souffrance de cette famille éprouvée par le deuil. On peut être sensible au message et aux propositions de l’Institut pour la Justice. On peut même avoir pris le temps de réfléchir, et estimer que la terrible histoire de Joël et Corinne Censier est effectivement une bonne raison de donner sa signature à l’IPJ. Tout cela relève de la conviction personnelle, et il y a largement assez de documentation disponible pour que chacun puisse se faire sa propre opinion.

En revanche, on ne peut pas tolérer qu’une telle déloyauté argumentative soit déployée dans l’unique but d’amener les citoyens à concéder une signature. Non, la fin politique ne justifie pas tous les moyens.

Clément Viktorovitch.

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A voir aussi, sur des sujets connexes :
– Notre vidéo “Lutter contre l’hypnose des orateurs”
– Notre vidéo “Retour sur les primaires citoyennes”


56 Comments

  • Je trouve qu’il est particulièrement dégueulasse de qualifier cette vidéo de manipulation. Mettez-vous donc un peu à la place de ce pauvre homme. Si un de vos proches mourait sous les coups de couteau d’un voyou et que vous appreniez que ce voyou a été libéré de prison en raison d’un sordide vice de procédure, est-ce que vous ne feriez pas tout pour alerter l’opinion publique sur cet intolérable dysfonctionnement du système judiciaire ? Ne demanderiez-vous pas des réformes pour que ça ne puisse plus se reproduire ? Et comment réagiriez-vous si des gens écrivaient des articles pour qualifier votre initiative de manipulation ?

  • J’aime à penser que l’anaphore au troisième paragraphe à partir de la fin est bel bien citoyenne!

  • Quoi que vous en disiez, quoi que vous en pensiez, déjà 1 700 000 personnes ont signé ce pacte.

  • Juste un aparté pour mr ou mme visteur-teur-teur, qui semble avoir du coeur-coeur-coeur, et donne des leçons de math. incompréhensibles et réduit les études de droit à un BEP d’electricité! (et aucun jugement de valeur, j aurais certainement plus besoin statistiquement d’un electricien que d’un baveux! mais les informations à ingurgiter ne sont certainement pas les memes et la punition en cas d’erreur non plus!)
    chacun a le droit de réagir ici, écrivez donc vous-meme une “missive” en réaction au propos meme, au lieu de demonter les reactions des autres…. on pourra ainsi vous repondre directement.
    Je vous attends….

  • après avoir vu la vidéo, j’ai senti évidemment une utilisation détournée. j’ai cherché sur le net : pacte 2012 politisé : et boom je suis tombé là instantanément. je me doutais bien qu’il y aurait débat sur le net.
    Lire aussi cet article : http://www.slate.fr/story/46557/ipj-institut-pour-la-justice-pacte-2012.
    il y a forcément une tendance politique générale derrière les dirigeant du pacte2012, toutefois, qui est contre les propositions faites ??

  • Arretez de bla bla blaterer…. je l’ai signer car nous avons besoin d’une grosse réforme de la justice et si nous sommes beaucoup nous aurons plus d’impact, il y en a marre des multi recidivistes qui echappent au controle de notre pays, car notre pays n’a pas l’air de s’en soucier plus que ça…c’est vrai il y a la crise mais il est important de nous proteger egalement….

  • juste quelques precisions pour Danielle, suite à sa réaction du 8/12

    Relisez donc l’article, chère Danielle, et vous comprendrez sans doute qu’il ne s’agit pas de mauvaise foi, mais de “mauvais” procédé.
    Je ne vois pas de plus en quoi je chercherai à me dédouaner? d’une réflexion sur un sujet, sur lequel vous faites hors sujet?
    Quant à mon investissement personnel pour lutter contre les injustices de toute sorte, vous tombez mal, mais c est encore, hors sujet.
    Enfin “pathétique” est mon surnom, comme certains ont opté pour “caribou” ou “aladin”, en somme, pour moi, une forme d’autodérision affichée, que j’estime nécessaire. hors sujet.
    sans rancune
    PS : Pour ce qui est de la teneur même de mon propos initial, il était certainement excessif. Mais l’Histoire se fait de multitudes de petites histoires où le raisonnement, malheureusement n’a guère de place. L’analyse, l’esprit critique, une forme d’objectivité, sont souvent l’apanage de personnes en retrait de l’action. C’est un tout qui s’equilibre.

  • Magnifique démonstration de maîtrise du langage et de la rhétorique. (merci au passage pour les 2 mots supplémentaires dans mon vocabulaire : ethos, prétérition, à recaser).
    le monde de la raison contre le monde de l’émotion, le sas est pourtant si perméable, juste une experience..
    Quel plaisir de se vautrer dans un confortable édredon de mots, de s’abstraire du vécu, (encore faut-il peut etre l’ avoir éprouvé douloureusement) et discourir brillamment sur la forme et non le fond.
    Vous faites finalement un peu le même exercice que nos juges ou avocats, qui s’appuient sur un inextricable embrouillamini de lois et s’exonèrent ainsi d’une réflexion sur le sens de la VIE.
    La loi devrait pourtant être simple : “ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse”. Point de connotation religieuse ici, juste du bon sens.
    Peut-être y a t-il à redire sur la façon dont est présentée cette vidéo. Mais que dire alors du téléthon, des resto du coeur, des reportages sur la misère, les peuples opprimés crevant sous des violences de toutes sortes.
    STOP! Accrochons nous donc au verbe, à la dialectique, fermons les yeux sur la souffrance qui a toujours le défaut impardonnable de jouer dans le pathos.

    • Vous n’avez décidément rien compris, le but de cet article est de démontrer la mauvaise foi des membres du “institut pour la justice” qui font passer leur message politique par le pathos le plus écœurant pour gagner des sympathisants.

      Donc afin de vous dédouaner vous laissez entendre que ceux qui osent critiquer ce procédé sont des personnes sans cœur qui ne pensent pas à leur prochain.

      Et vous d’ailleurs, vous faites quelque chose contre la “faim dans le monde” ? Ou alors vous vous contentez de rester assis derrière vôtre écran en qualifiant cet article de “pathétique” ?

    • Madame ou monsieur Pathétique,

      Merci de me faire rire. Vous utilisez dans votre commentaire tellement d’arguments d’autorité qu’une telle missive en en devient une véritable braderie.
      Je découvre à vous lire, et mon cordiologue avec, que je n’ai pas de coeur (ce dernier cardiologue n’ayant jusqu’à présent pas été de votre avis, a décidé de ne plus exercer). En vous lisant il semble qu’il n’y ait sur notre belle planète (merci en partant de la laisser aussi propre qu’à votre arrivé) que deux types d’émotion. L’Homme de Coeur (avec grand H et grand C, si’l vous plait ne nous refusons rien) qui aime “son prochain”, qui est ému face à l’adversité…. et l’homme rationnel (froid) qui s’attache à la forme et a rien d’autre, quel manichéisme.
      Pouvez-vous me laissez penser que ne pas être d’accord avec une méthode visant à politiser le débat en utilisant les arguties les plus abjectes sur fond d’une affaire au combien tristement abjecte elle aussi, fait de moi une personne ayant du coeur, ayant cette capacité à se révolter (s’indigner étant aujourd’hui une marque déposée et utilisée jusqu’à l’émétisme) ?

      Vous parlez des avocats et des juges, de la justice comme d’un embrouillamini de règles. Que vous n’y comprenez rien, n’en fait pas pour autant un matériaux dénuée de tout sentiment. Pour ma part la conception de mon réseau électrique dans mon appartement est pour moi un embrouillamini, je me garderais bien d’en tirer une quelconque conclusion sur les moeurs du métier d’électricien.

      Pour terminer, quel intérêt de vous dédouaner de toute religiosité dans vos propos ? Personne ne vous en fait le reproche, en écrivant cela vous jetez plus le doute qu’autre chose. Le champ lexical de vos expressions me fait pourtant penser qu’il y a de la religiosité dans vos propos (renforcé par l’utilisation d’argument d’autorité).

      Cordialement

  • A lire les commentaires, je me demande si les lecteurs de ce billet en ont compris l’objet et le contenu.
    Une analyse des commentaires pourraient être utile et bénéfique :)

  • Bonsoir a tous en regardant cette vidéo j’ai moi aussi été choqué par les propos du faite que j’ai aussi signé le fameux pacte .Qui doit on croire les journalistes ou la soie disant victime c’est la toute la question que je me pose.D’autant plus que les journalistes nous disent que l’histoire et fausse alors que eux meme ne connaisse pas toute la verité sur ce theme car les avocats n’on pas le droits de divulgué des infos secret proffessionel oblige .

    • On peut constater que sur la forme du discours, c’est clairement manipulatoire. Mais sur le fond, ce monsieur a raison. La justice a besoin d’un sérieux coup de révision. Ne pas punir les “vrais” méchants même sans le levier de l’argent ou de la corruption…qui sont deux maux parfaitement identifiables. De qui se moque-t’on ? Du peuple. Et faudra rendre des comptes au peuple. Discuter des incohérences de son discours, le ton, les propos émotionnels c’est une chose, la vérité derrière en est une autre, même si elle est trafiquée, elle relate un profond déséquilibre judiciaire en France. C’est ça le vrai débat !

      Je n’ai pas signé son pacte, par contre, j’ai fait suivre ce lien à d’autres, avec la thèse et son anti-thèse, afin que tout un chacun puisse avoir son opinion.

  • Bonjour,
    Avant de signer on m’a toujours dit de lire la close d’un contrat!
    Ce que j’ai donc fait! et j’ai lu que ce pacte se voulait une réforme de la jutice!
    La vidéo n’est qu’une parmi tant d’autres ou un enfant est mort! il y en a tellement qui meurent par la faute de criminels trainant dans nos rues! et la plsu part sont récidivistes car relachés par notre justice!
    Alors maintenant une seule question se pose, voulez vous faire votre maximum pour voir tout ca changer? ou preferez vous perdre votre temps en bavardage?
    J’ai signé ce pacte non pas pour la vidéo de mr censier, mais pour voir changer une justice qui à ce jour n’en est pas une!
    Alors si vous voulez que ca change cessez vos querelles et agissez!

    • D’accord avec Nicolas C et RockThat…
      “Discuter des incohérences de son discours, le ton, les propos émotionnels c’est une chose, la vérité derrière en est une autre, même si elle est trafiquée, elle relate un profond déséquilibre judiciaire en France. C’est ça le vrai débat !”

      Cette analyse est IN-TEL-LEC-TU-EL-LE-MENT très intéressante… O.K. Mais si j’ai signé la pétition c’est justement que la structure actuelle est très bien représenté côté cerveau… au point d’en devenir in-humaine dans bien des cas!
      Combien de criminels récidiviste s’en sortent pour un point de loi, un retard de paperasse, une entourloupette ou trop lourd pour le système on focus sur un et relaxe les autres….

    • “La plupart sont récidivistes” : la plupart se définit comme la majorité, la plus grande partie. S’il vous plait, soyons sérieux, un minimum de recherche nous éviterait ne telles aberrations. Avant de signer quoique ce soit faite au moins l’effort intellectuel de la recherche.
      Vous basez votre commentaire et votre jugement sur une donnée fausse.
      Réfléchissons simplement : si vous partez du postulat que 2+2 = 5, vous serez en conflit avec 2+3 et partant avec toutes les conséquences mathématiques en découlant. Maintenant si vous partez du postulat que 2+2 différent de 5, sans avoir tort vous n’aurez jamais véritablement raison, puis que vous n’excluez pas que 2+2=6…sans exclure que 2+2=4. Ainsi dans votre raisonnement remplaçons 2+2=5 par récidivistes >50% des actes (criminels, contraventionnels et correctionnel, ce que vous proposez), votre raisonnement sera toujours faux puisque votre postulat de départ est faux.
      CQFD

      Cordialement

    • @ Oriane B : Si vous en connaissez autant faites en part à l’ordre des avocats, il vous dirons combien c’est si courant les entourloupettes, les problèmes de paperasse… Info TF1 et Consort quand tu nous tiens!!! Faite l’effort intellectuel d’étailler vos informations ça nous évitera ce type de poncif.

  • Sur le passage technique concernant la vidéo, j’ajouterais également qu’il y a demande de confirmation quand on quitte la page, au cas où on aurait des remords en la quittant brutalement ?…

    En tout cas merci pour cette analyse intéressante !

  • Merci pour cette très bonne analyse, même si je l’aurais aimée plus longue.

    Je souhaite ajouter deux remarques :
    - on nous demande dès le début d’allumer le son (sans doute pour bien entendre les sanglots) alors que la plupart du texte est écrit ;
    - le choix du format vidéo, d’où obligation de lire à une certaine vitesse prédéterminée.

    Le même contenu aurait pu être proposé sur une simple page web. Le format vidéo avec player fermé concours effectivement à cet enfermement, la libération venant avec le départ (la fuite ?) du site, mais avec quels remords ?

  • Le “succès” de cette pétition est quand même à relativiser. Il n’y a aucun contrôle sur les signataires et leurs noms ne sont d’ailleurs pas visibles. J’ai moi-même signé sous le nom de Napoléon Bonaparte, domicilié à Ajaccio puis de Louis Quinze, domicilié à Versailles et cela n’a pas posé le moindre problème.

    Par ailleurs, l’augmentation du nombre de signataires est relativement constante et évolue peu selon l’heure et le jour, ce qui est pour le moins curieux.

    • Ayant suivi l’évolution des signatures sur une durée de 3 jours, depuis que sa possible linéarité avait été évoquée (reprise ici notamment par @На краю ), je constate qu’elle n’est pas linéaire, et que son évolution reflète des variations “normales” (accélération en journée, avec des pics autour de l’heure du déjeuner, un pic maximal juste avant le diner et un après, vitesse quasi nulle la nuit).

      Mais là n’est pas le propos du billet, pour lequel je remercie l’auteur.

  • je comprends l’horreur d’un tel drame, mais se genre d’action est trop réactive, une impulsion de colère nous emporte et la réflexion n’as plus sa place, brrrrrrrr, très peu pour moi.
    je suis pas étonné d’avoir reçu ce mail d’une personne hyper sensible et très émotive et qui après avoir vu la vidéo à de suite, spontanément signé la pétition, en m’expliquant avec toute son émotion de l’importance du drame et d’une telle injustice et pourquoi je devais signé….
    C’est extrêmement grave de jouer avec la sensibilité des gens, d’utiliser le malheur, la souffrance et le désespoir des parents.
    A part diviser un peu plus, je vois rien d’autre…..

    ,

    • Je me demande pourquoi l’on se prend la tête ici alors que ce billet ne fait que décrypter la fameuse vidéo.En lisant ce billet, je n’ai pas eu le sentiment dêtre influencé. Au contraire. En dénonçant tous les procédés rhétoriques susceptibles d’empêcher l’usage de la raison, il m’a permis d’y voir plus clair, plus, de forger ma propre opinion. D’ailleurs le but ici , si je ne m’abuse,n’est pas de discuter le fond des messages, mais leur forme.
      Ainsi je pense que l’indignation manifestée par certains commentaires ici soit due au fait que, tous les procédés rhétoriques passés à la trappe, le message en lui-même révèle une autre vérité.

  • Je crois que beaucoup trop de gens lisant cette article et réagissant aux commentaires sont tout simplement un peu trop spéctateur de TF1… Arretez votre fantasme messieur, non le monde n’est pas si méchant et rempli d’affreux violeurs récidivistes.
    Rétablir la peine ? Voyez les pays ou la peine de mort à été rétabli, la criminalité n’a pas baissé pour autant >_>
    Ce constat veut simplement dire une chose. La justice ne pourra jamais (mais alors jamais hein, faut arreter le fantasme) empecher tout les crimes. Le but de la justice est de sanctionner un crime pour réinserer ensuite le criminel.
    Parfois on pete les plombs, et on tue, on viole, on massacre. C’est ça l’espèce humaine oui, mais heureusement, nous ne sommes pas tous fou. Merci d’arretez de croire que demain votre fille sera violé au coin de la rue. Ce sont des choses qui arrivent malheureusement et rien (en tout cas pas des lois) ne pourra l’empecher (ni même la peine de mort)

    • Tout à fait d’accord avec vous mais admettez qu’il y a une justice à deux vitesses
      Cordialement

  • Bonjour,

    Merci bien pour votre article ! Dans les commentaires du blog d’Eolas je remarquais que celui-ci parlait du discours (j’aurais du préciser au niveau juridique), mais qu’il y aurait aussi à dire sur la forme de la vidéo sans doute. Et bien voilà chose faite. Et vous en parlez bien plus et bien mieux que ce que j’aurais pu imaginer.

  • Vous n’avez pas compris grand chose à cette vidéo ni à la démarche d’un père face à une justice qui fait la part trop belle à des assasins. Il se trouve que professionnellement le père a eut à faire dans son travail à au moins 2 des accusés de la bande de gitans. Il ne s’agit absolument pas d’une rixe, il y avait près de 20.000 personnes ce soir là dehors. Il était 2 heures du matin et à l’endroit des faits à la sortie du pont de Nay, il y avait peu de témoin.
    La victime à été prise à partie par la bande pour avoir voulu s’interpose dans un bagarre. Il s’agit peut être d’un coup monté… mais peu importe, le gamin est mort et le père policier ne comprend pas pourquoi le ou les meurtriers sont en libertés, alors qu’il y a mort d’un homme.
    C’est le cas aussi des 20.000 personnes qui étaient présentes ce soir là qui ne comprenne pas comment on peut être protégé à ce point là… certain parlent d’une protection de l’opsus Deï (15 kilomètre de Lourdes) totale impunité des gitans dans le secteurs quelque soit les faits.
    Maitre eolas ne connais pas la région, ne connais pas le dossier, n’a mené aucune enquête sur place et surtout ne connait pas le contexte, ni les circonstances.
    Le pacte 2012 je suppose est là pour éviter que l’on trouve trop de coupable (1 des 10 à reconnu les faits et il était mineur à cette date). Or les témoins ne le reconnaissent pas comme étant l’agresseur, mais en site un autre qui lui n’était pas mineur.
    En doutant de la volonté d’un père et de la volonté d’un association apolitique voulant une rénovation de la justice, vous donnez raison à tous les meurtriers et violeurs… eux rigolent lors de la reconstitution, et ils ont raison ils ne risquent absolument plus rien.

    • Oui, c’est ça, c’est “l’opsus Deï” !

    • Et la marmotte… vraiment vous enchainez vraiment mr Chene les à-peu-près avec vos “Il s’agit peut être d’un coup monté” et de “certain parlent d’une protection de l’opsus Deï”.

      Et si vous aviez lus le texte de maitre eolas vous verriez qu’il c’est penché du mieux qu’il a pus sur le meurtre. Mais peut être que vous accepteriez de lui payer le billet pour qu’il aille vraiment le vérifier ?

      Encore une fois l’IPJ tente de diriger le débat sur le meurtre au lieu de reconnaître qu’ils ont fait appel à des procédés rhétoriques peu digne pour récolter le maximum d’adresse mail.

      Je suis peut être une “bobo droit de l’hommiste” mais vous, vous êtes des populistes en puissance.

    • L’endoctrinement marche contre certain et cela est bien dommage…. Daniel chene n’était pas la le soir du meutre, et n’a aucune compétence pour parler des faits.

    • Je suis tout à fait d’accord! Vous n’accordez aucune crédibilité à ce Mr ou à cette organisme sous couvert qu’il s’agisse de manipulation et c’est d’ailleurs sûrement le cas avec cette vidéo. Pour autant ça ne remet pas en question la véracité des faits. Et cet avocat, et-il plus crédible? Non. On a tous entendu autour de nous des histoires d’injustice, bien moins graves heureusement. Mon frère par exemple, se retrouve avec un casier judiciaire de “violence avec arme” pq il a percuté le véhicule devant lui, dans la file d’attente à la sortie d’une boîte de nuit. Juste une petite collision, évidement personne n’a été blessé. Le mec a porté plainte contre mon frère en disant qu’il l’avait fait exprès et voilà le résultats (les mauvaises langues pourront tjrs dire que mon frère avait sûrement bu et qu’il avait des griefs peut être contre ce mec). Si vous considérez simplement que ce soit la vérité, est-ce que vous trouvez ça juste? Bien sûr que non et on s’en indigne tous les jours en se disant qu’on est tous des pots de terre contre le pot de fer, que c’est comme ça on y peut rien à notre petit niveau. Et bien moi je pense qu’à notre niveau justement on peut déjà être sensible à cette histoire, en parler, si ce n’est signer ce pacte, au moins le lire. On ne peut pas se plaindre tous les jours que les choses ne changent pas en restant là à critiquer la moindre action des uns ou des autres sans même prendre le temps de vérifier les propos. Si je suis arrivé sur ce post c’est en fouinant sur le net pour justement vérifier. Cette vidéo n’est-elle pas un fake? Le Pacte 2012 est-ce que ca existe? Qui sont ces personnes qui le soutiennent? Cet avocat qui-est-il? A-t-il défendu l’un des accusés? ….on est pas des moutons, soyons sensibles à ce qui se passe autour de nous chaque jours et agissons même avec 2/3 clics de souris!

    • Je plussoie allègrement.

  • Bonsoir Clement

    Je ne retrouve pas la référence, mais j’avais compris que ce n’était pas M. Censier qui parlait mais une personne qui avait lu son texte.

  • pérorez, pérorez, c’est tres subtil et pendant ce superbe monologue combien d’assassinats identiques ont été commis et leurs auteurs mieux traités que les victimes .

    • Quelle galéjade ! Il ne faut pas avoir mis le pied de sa vie dans un tribunal pour oser sortir de telles énormités.

    • En se basant sur les statistiques française ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Homicide#Statistiques_en_France j’ai pris 1000 morts par an) et une hypothèse d’une heure pour écrire ce monologue, comme vous dites, avec une répartition uniforme des homicides (et vous remarquerez que c’est plus large qu’assassinat), on pourrait en déduire que la réponse à votre question (en remplaçant “assassinats identiques ont été commis et leurs auteurs mieux traités que les victimes” par juste “homicide”) est 0 avec une probabilité d’un peu près 8/9 et de 1 avec une probabilité de 1/9.

      Si vous voulez compter les “assassinats identiques”, comme vous le dites, on va tomber à 0 avec une probabilité de 1, probablement, et pour le fait de mieux traiter un coupable qu’une victime, je ne vois pas vraiment comment faire différemment, dans le cas d’un assassinat.

    • “Combien d’assassinats identiques ont été commis et leurs auteurs mieux traités que les victimes” nous demande Cannac.

      Il faut donc la conjonction de deux éléments : d’abord un drame de même ampleur (bagarre ou traquenard selon les version, puis coups de couteaux au thorax et à la tête de la victime portée par un mineur). Ces conditions semblent déjà difficile à réunir, mais il faut y adjoindre, en plus, le fait que les auteurs aient été “mieux traités que les victimes” ce qui suppose qu’ils soient, au minimum, vivant, partant du principe qu’un être vivant mais estropié est toujours mieux traité qu’une personne assassinée (ce qui n’est pas évident, mais je pose cet axiome).

      La réponse est donc : zéro. Cependant je suis frappé par la partie sur “l’assassin mieux traité que sa victime”. M. Cannac indiquerait-il qu’à son sens, la Justice devrait réserver au coupable le sort de la victime ? Dès qu’on attrape un assassin on lui colle une balle dans la tête ? C’est ça la conception de la “Justice” selon les partisans de l’Institut du même nom ? Hélas je pense que je n’aurais pas de réponse…

  • Je ne vais pas m’attarder sur la démonstration de comment passer le message ou pas…
    Je fais partis des rouages de la justice en France, et tout ce qui est décris dans le fond, je ne parle pas de l’histoire de cette famille. Mais de tout ces JV, ou tueurs, agresseurs, etc… qui se ballade librement qui vendent de la résine de l’herbe et j’en passe qui risque pas grand chose en France qui crache sur la police !!!!!!!! mais ou vivez vous les amis ??? au pays des bisounours ?

    Un pays ou un français qui insulte un autre, d’origine d’Afrique du nord qui se vois poursuivis pour propos raciste, avais vous déjà vu l’inverse ????? notre pays à évolué mais pas nos lois!!!! un homme qui bosse paye ses impôts risque plus au volant de sa voiture pour excès de vitesse qu’un vendeur de cannabis….. alors moi je l’ai signé cette pétition et ne le regrette pas car la forme est peu être contestable mais pas le fond !!!! le jour ou vous serez en face de la justice autant dans la peau du mis en cause que dans celle de la victime on pourra en reparler!

    Donc belle démonstration de ton intelligence mon amis pour ce billet … mais réfléchis 5 min est ce que nous ne serions pas plus heureux avec des lois plus dur envers les monstres les violeurs, les agresseurs, j’irai plus loin la peine de mort envers les hommes et femmes multirécidivistes qui viole et tues !!!!!!!!!!!!
    Suppressions des aides pour ses gens!!!

    Je veux laisser à nos enfants, un monde sain ……

    • “Je ne vais pas m’attarder sur la démonstration de comment passer le message ou pas…”
      -> C’est bien dommage, c’est justement le but de l’article !

      “mais ou vivez vous les amis ??? au pays des bisounours ?”
      -> Si le pays des bisounours est celui d’avoir une justice indépendante alors ce pays ne doit pas être si mauvais.

      “un homme qui bosse paye ses impôts risque plus au volant de sa voiture pour excès de vitesse qu’un vendeur de cannabis”

      -> Code pénal Article 222-39
      La cession ou l’offre illicites de stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle sont punies de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.
      Il est certains que l’on met les automobilistes en prison à tour de bras en ce moment même.

      “est ce que nous ne serions pas plus heureux avec des lois plus dur envers les monstres les violeurs, les agresseurs, j’irai plus loin la peine de mort envers les hommes et femmes multirécidivistes qui viole et tues !!!!!!!!!!!!”
      -> Oui c’est bien connus, le monde se divise toujours en deux catégories. D’un coté on trouve les gentils citoyens respectueux des lois qui payent toujours leur impôt et de l’autre les violeurs d’enfants multirécidivistes.

    • Bonjour ,
      Je voulais juste ajouter aux propos d’Aladin …
      ° “-> Code pénal Article 222-39
      La cession ou l’offre illicites de stupéfiants à une personne en vue de sa consommation personnelle sont punies de cinq ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende.
      Il est certains que l’on met les automobilistes en prison à tour de bras en ce moment même.”°

      ==> Article 221-6-1 alinéa 1 du code pénal ?! “Lorsque la maladresse, l’imprudence, l’inattention, la négligence ou le manquement à une obligation législative ou réglementaire de prudence ou de sécurité prévu par l’article 221-6 est commis par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur, l’homicide involontaire est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 75 000€ d’amende”…
      On dirait que c’est la même peine non ? Et ici on parle d’homicide INVOLONTAIRE, or pour la drogue, c’est volontaire et on connait parfaitement les risques que l’on fait encourir en en vendant.

      Je voulais juste préciser … Chacun pense ce qu’il veut ensuite, mais le code pénal regorge d’articles, je pense qu’il faudrait tout vérifier pour pouvoir réellement en mettre un en avant en étant sûr de soi …

      Sur ce.
      Bonne soirée

    • Précisément, dans ce pacte si on est mis en cause, on est déjà condamné sans procès, sans jugement puisque la victime (fusse t’elle réelle ou non) peut nous forcer à faire de la détention provisoire et de rester dans cet état indéfiniment. Quel intérêt de faire des procès si le plaignant peut nous contraindre à la détention perpétuelle sans question ?

    • Cher Jim,

      Personnellement je suis persuadé de moins risquer ma vie avec un fumeur de cannabis qu’avec une personne roulant en grand excès de vitesse et / ou sous l’emprise de l’alcool. Mais bon, on va pas dénigrer les vins, un de nos piliers culturels.

      Ensuite, on rappellera un petit point de détail : le meurtrier présumé (il n’est pas encore jugé) était un primo délinquant au moment des faits et que la récidive ne représentait que 8% des affaires jugées en 2006 (chiffres ministère de la justice).
      Et priver de toute aide financière les gens ayant eu une condamnation, quelle grande idée. Ainsi s’ils n’arrivent pas à se réinsérer ou n’ont pas de soutiens ils replongeront plus vite, ce qui vous confortera dans votre idée que les délinquants sont des plaies de la société.

    • @Just
      jim78 parlait du fait qu’un simple excès de vitesse était plus grave que la vente de cannabis, pas d’un accident de la route entrainant la mort de quelqu’un.

    • “Je fais partis des rouages de la justice en France, et tout ce qui est décris dans le fond, je ne parle pas de l’histoire de cette famille. Mais de tout ces JV, ou tueurs, agresseurs, etc… qui se ballade librement qui vendent de la résine de l’herbe et j’en passe qui risque pas grand chose en France qui crache sur la police !!!!!!!! mais ou vivez vous les amis ??”

      Et ce n’est que le début de la valse des fautes d’orthographe et de syntaxe en tous genres! A vous lire, j’ai de sérieux doutes quant à votre appartenance aux “rouages de la justice en France”… La technique n’est d’ailleurs pas si éloignée de celle employée par l’IPJ dans sa vidéo: Joël Censier s’annonce policier depuis 30 ans, et la suite de son discours n’a rien à voir, vous vous présentez comme un acteur (déterminant?) de la justice française, votre niveau de langue vous trahit.

      “alors moi je l’ai signé cette pétition et ne le regrette pas car la forme est peu être contestable mais pas le fond !!!! le jour ou vous serez en face de la justice autant dans la peau du mis en cause que dans celle de la victime on pourra en reparler! ”

      Mais quel est le rapport entre ces deux phrases?! Pourquoi le “mis en cause” serait-il plus légitime que l’auteur de ce billet pour analyser le discours de l’IPJ? Et puisque que vous en êtes à confondre la critique du fond et de la forme, quel intérêt votre “mis en cause” aurait-il à aller signer une pétition dont l’objectif est de l’envoyer aux arrêts plus rapidement et plus longuement?!

      “j’irai plus loin la peine de mort envers les hommes et femmes multirécidivistes qui viole et tues !!!!!!!!!!!!
      Suppressions des aides pour ses gens!!!”

      C’est ce qu’on appelle aller de Charybde en Scylla… Et puis, sais-tu qu’une fois la peine de mort exécutée… il n’est plus utile de donner une quelconque aide sociale à “ses gens”!

      “Donc belle démonstration de ton intelligence mon amis pour ce billet …”

      Oh, Jim78, ne sois pas modeste…

      Sto’ (qui n’a pas l’habitude d’être caustique à 7h du matin)

    • Just,

      Vous semblez outré qu’une conduite de véhicule inconsciente ayant tué quelqu’un soit -potentiellement- sanctionnée autant que la vente de drogue au plus petit niveau. Si nous suivons votre exemple, nous avons d’un côté un petit dealer, de l’autre un conducteur lambda. Notre conducteur a pris le volant volontairement, il a tué sans le vouloir, mais il devrait savoir que conduire est très dangereux et requiert toute son attention. Notre dealer aura vendu de la drogue volontairement, son client est mort sans qu’il le souhaite (cela nuirait à ses affaires après tout), mais il devrait savoir que la drogue, c’est très dangeureux. Je ne vois pas de grande différence en termes de volonté : aucun des deux ne cherche à provoquer la mort, pourtant chacun adopte volontairement une conduite potentiellement dangereuse pour autrui. Si ce qui vous choque vraiment là dedans, c’est une histoire de volonté…

    • oui je ne doute pas que tu fais partis des rouages de la justice en France….

  • Vous analysez, décortiquez la forme, l’argumentation, les moyens utilisés dans cette vidéo, c’est bien, mais je ne suis pas d’accord avec vous lorsque vous dites que tout ces procédés sont la raison principale pour laquelle les gens signent la pétition. Cette histoire fait aussi écho. Et cela car on a tous constaté que ce genre d’histoire devient banale, le fait que les coupables ne purgent pas toute leurs peine est avéré, on sait qu’il y a un problème avec la récidive, et que des gens se sentent libres de tout faire en toute impunité.

    Vous croyez nous apprendre grâce à votre finesse d’analyse que quand Joel Censier nous parle de la justice, il nous parle de “sa conception de la justice”, mais enfin c’est évident ! Sa conception de la “justice”, c’est qu’un meurtre doit être sévèrement punis, le résultat produit par “La justice” au sens du “systeme judiciaire français” c’est que les meurtriers ne sont pas punis, et restent libres de nuire et un danger pour les autres. Chacun verra avec sa conscience pour dire quel sens il veut donner à la Justice.
    Si les autorités politiques s’inquiètent de ce fameux Pacte 2012, il n’ont qu’à faire le nécessaire pour que les gens n’aient pas envie de le signer.
    Quels que soient les moyens utilisés, plus ce genre d’histoire deviendra fréquent, plus l’opinion publique pensera que le système judiciaire français ne rend plus la Justice.

    • “Cette histoire fait aussi écho” “Il y a un problème avec la récidive” : je vous présente mes excuses si je suis atteint de cécité, mais je ne vois ni l’écho ni le problème de la récidive dans cette affaire. Le but cette vidéo, c’est d’amener un père de famille éprouvé à raconter le meurtre de son fils par un primo-délinquant – mineur de surcroit selon le blog d’Eolas et la presse de l’époque*, qui pointe “un mineur de Nay, susceptible d’être le principal auteur” – pour soutenir des propositions politiques qui ne concernent pas le drame touchant Mr Censier.

      Donc en clair, l’IPJ fait des propositions en direction de “plus de sévérité envers les récidivistes” et utilise une affaire… où il n’y a pas de récidiviste ! Vous ne voyez toujours pas le problème de la démarche, en quoi elle est intellectuellement malhonnête ?

      *http://www.ladepeche.fr/article/2009/08/24/659229-un-gersois-poignarde-3-suspects-en-detention-parmi-5-gardes-a-vue.html

  • j’apprécie l’analyse,claire et précise;en effet il est très facile de manipuler grâce à l’émotion.merci pour ton billet

  • J’ai mis 4 jours durant ce lien sur mon blog en appelant à la réserve, en précisant comme vous qu’on ne pensait pas loin avec des émotions, qu’il serait bon d’en savoir plus sur le mouvement proprement dit et leurs instigateurs… J’ai jugé bon aujourd’hui de le retirer. Votre papier me conforte dans mon choix.
    Cordialement.

  • Salut.
    Rassembler des centaines de milliers de signatures ? D’une part, il est impossible d’avoir accès à ces noms, alors qu’habituellement, les pétitions publient leurs signataires (ce qui est normal : quand on prend position politiquement, on l’assume…). D’autre part, il semblerait que la progression des signatures soit un peu trop régulière pour être vraiment normale : http://pix.tdct.org/upload/original/1321628800.png

    • Remarque pertinente, j’ai édité mon commentaire. Au passage, que ces nombres soient vrais ou non, le fait qu’ils soient affichés en très gros sur la page web dénote (à nouveau) la volonté de contraindre la réflexion et à l’esprit critique. La mention “702.786 signataires” invite finalement les auditeurs à se dire “Pourquoi prendre la peine de vérifier ? Si autant de personnes sont convaincu, c’est que l’argumentation doit-être solide !”.

    • Parce que la progression des signatures est linéaire sur une période de 24 minutes, vous en concluez que les centaines de milliers de signatures revendiquées par l’IPJ sont bidons ? Ca n’est pas sérieux.

  • À noter que les précédentes campagnes de l’IPJ employaient apparemment exactement les mêmes méthodes, d’après ce que j’ai pu constater ; notamment le côté “vidéo-texte inzappable”, la confirmation de sortie de page digne d’un site porno, et la totale opacité de l’identité des signataires…

  • Salut Clément,

    Quelques remarques :
    - il n’y a pas eu d’assassinat (“Homicide volontaire commis avec préméditation ou guet-apens.” ATILF). Il y a eu mort d’homme avec intention de la donner, mais aucunement préméditation s’il on en croit les faits relatés.
    - “La douleur de ses parents ne peut qu’être indescriptible, inimaginable, et on comprend qu’ils fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir justice.” Je n’utiliserais pas l’expression “obtenir justice” dans un papier sur le sujet de la justice (même si tu prends bien le soin dès le départ de te détacher de la problématique). Je dirais plutôt un truc du genre obtenir leur conception de la justice. C’est pas beau, mais ça prête moins à confusion. Si le reste du papier n’était pas aussi clair sur ta non-prise de position, on pourrait penser que tu considères que la justice n’a pas été et ne sera pas rendue sans le combat de la famille Censier.
    - Je m’attendais à ce que tu démontes un peu plus le lien tissé entre le fait divers et les propositions de l’IPJ. Il est vraiment très loin d’être évident, et il doit aussi se baser sur des techniques de rhétorique.

    Sinon, bon papier, facile à lire.

    • Remarques forts justes, merci beaucoup. J’ai corrigé pour les deux premiers points !

      En ce qui concerne le lien entre le fait divers et les propositions qu’en tire l’IPJ, Maître Eolas a déjà largement développé cette question, je voulais éviter les redites.
      En revanche, ce qui m’intéressait davantage c’était précisément de savoir pourquoi, alors même que ce lien est très loin d’être évident, la vidéo parvient à se diffuser à très large échelle et à rassembler de nombreuses de signatures. Et pour moi, la réponse tient à ce que tout est fait pour bloquer notre réflexion, pour nous interdire d’interroger de manière critique le lien entre les faits relatés et leur supposées conséquences politiques.

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